{"id":19507,"date":"2024-08-22T12:33:49","date_gmt":"2024-08-22T10:33:49","guid":{"rendered":"https:\/\/levadon.fr\/?page_id=19507"},"modified":"2025-02-26T22:33:28","modified_gmt":"2025-02-26T21:33:28","slug":"meduze-2","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/levadon.fr\/index.php\/meduze-2\/","title":{"rendered":"Sur la M\u00e9duse"},"content":{"rendered":"\t\t<div data-elementor-type=\"wp-page\" data-elementor-id=\"19507\" class=\"elementor elementor-19507\" data-elementor-post-type=\"page\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-2eb94998 e-con-full e-flex e-con e-parent\" data-id=\"2eb94998\" data-element_type=\"container\" data-e-type=\"container\" data-settings=\"{&quot;background_background&quot;:&quot;classic&quot;}\">\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-43b5b971 e-con-full e-flex e-con e-parent\" data-id=\"43b5b971\" data-element_type=\"container\" data-e-type=\"container\" data-settings=\"{&quot;background_background&quot;:&quot;classic&quot;}\">\n\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-1b717571 e-con-full e-flex e-con e-child\" data-id=\"1b717571\" data-element_type=\"container\" data-e-type=\"container\" data-settings=\"{&quot;background_background&quot;:&quot;classic&quot;}\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-336fdde7 elementor-widget elementor-widget-heading\" data-id=\"336fdde7\" data-element_type=\"widget\" data-e-type=\"widget\" data-widget_type=\"heading.default\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-widget-container\">\n\t\t\t\t\t<h1 class=\"elementor-heading-title elementor-size-default\">sur la M\u00e9duse<\/h1>\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-1c34294e e-con-full e-flex e-con e-child\" data-id=\"1c34294e\" data-element_type=\"container\" data-e-type=\"container\" data-settings=\"{&quot;background_background&quot;:&quot;classic&quot;}\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-3f3ad845 elementor-widget elementor-widget-heading\" data-id=\"3f3ad845\" data-element_type=\"widget\" data-e-type=\"widget\" data-widget_type=\"heading.default\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-widget-container\">\n\t\t\t\t\t<h2 class=\"elementor-heading-title elementor-size-default\">Paulin \u00c9tienne d\u2019Anglas de Praviel et Pierre Gros<\/h2>\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-165422aa e-flex e-con-boxed e-con e-parent\" data-id=\"165422aa\" data-element_type=\"container\" data-e-type=\"container\" data-settings=\"{&quot;background_background&quot;:&quot;classic&quot;}\">\n\t\t\t\t\t<div class=\"e-con-inner\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-65169676 elementor-drop-cap-yes elementor-drop-cap-view-default elementor-widget elementor-widget-text-editor\" data-id=\"65169676\" data-element_type=\"widget\" data-e-type=\"widget\" data-settings=\"{&quot;drop_cap&quot;:&quot;yes&quot;}\" data-widget_type=\"text-editor.default\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-widget-container\">\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t<p>En 1815, apr\u00e8s les 100 jours et la chute de Napol\u00e9on Bonaparte \u00e0 Waterloo suivie de son exil d\u00e9finitif sur l&rsquo;\u00eele de Sainte-H\u00e9l\u00e8ne, Louis XVIII remonte sur le tr\u00f4ne de la monarchie constitutionnelle. On met alors en place \u00e0 des postes cl\u00e9 de l&rsquo;ex\u00e9cutif d&rsquo;anciens nobles Royalistes, souvent exil\u00e9s depuis la r\u00e9volution fran\u00e7aise, qui d\u00e9sirent plus que tout le retour \u00e0 une soci\u00e9t\u00e9 d\u2019ancien r\u00e9gime. Suite aux guerres Napol\u00e9oniennes, La France est temporairement occup\u00e9e par les Britanniques, les Autrichiens et les Allemands. Le trait\u00e9 de Paris sign\u00e9 le 20 Novembre 1815 coutera \u00e0 la France une partie de son territoire, une indemnit\u00e9 de 700 Millions de Francs, et devra entretenir les troupes d&rsquo;occupation pendant cinq ans. Cette p\u00e9riode donne lieu dans le midi de la France \u00e0 ce que l&rsquo;on nommera plus tard \u00ab\u00a0la terreur Blanche de 1815\u00a0\u00bb, durant laquelle des bandes Royalistes s&rsquo;en prennent aux Bonapartistes et aux partisans av\u00e9r\u00e9s ou suppos\u00e9s de la r\u00e9volution. Dans notre r\u00e9gion, les villes de N\u00eemes et Uz\u00e8s, ainsi que quelques villages sont touch\u00e9s par de terribles massacres (on retrouve notamment la trace de troubles importants sur Vauvert et le Cailar). Dans cet \u00e9lan de haine et de vengeance, les protestants sont aussi pris \u00e0 parti ; beaucoup seront ran\u00e7onn\u00e9s, spoli\u00e9s de leurs biens et assassin\u00e9s (1).\u00a0<\/p><p>D\u00e8s son retour au pouvoir, Louis XVIII poursuit son projet de r\u00e9cup\u00e9ration de certaines colonies Fran\u00e7aises d&rsquo;Afrique, prises par les Anglais en 1809 et restitu\u00e9es en 1814. Il souhaite notamment reprendre rapidement le comptoir principal de St Louis du S\u00e9n\u00e9gal. Il s&rsquo;agit de renouer des contacts diplomatiques, d&rsquo;explorer et \u00e9tablir des relev\u00e9s topographiques, notamment sur la r\u00e9gion proche du cap Vert en vue d&rsquo;y installer une nouvelle colonie, de relancer le commerce de la gomme, prospecter les minerais et les ressources que peuvent offrir le pays. Plus secr\u00e8tement, le Roi souhaite aussi y construire un bagne, dans lequel les opposants Bonapartistes doivent y \u00eatre exil\u00e9s. Malgr\u00e9 son abolition en France, on pratique toujours dans cette colonie la traite d&rsquo;esclaves noirs Africains. \u00a0En 1816, l&rsquo;organisation de l&rsquo;exp\u00e9dition nomm\u00e9e \u00ab\u00a0Division du S\u00e9n\u00e9gal\u00a0\u00bb est d\u00e9j\u00e0 bien avanc\u00e9e, apr\u00e8s presque 2 ans de pr\u00e9paration. On doit acheminer par bateau, \u00e0 plus de 4000 kilom\u00e8tres, environs 400 personnes issues de la soci\u00e9t\u00e9 civile, militaire et politique. Cette armada doit emporter le nouveau gouverneur du S\u00e9n\u00e9gal Julien-D\u00e9sir\u00e9 Schmaltz, des scientifiques explorateurs, Instituteurs et cur\u00e9s, commer\u00e7ants, ouvriers, agriculteurs etc. Doivent \u00eatre aussi achemin\u00e9s l&rsquo;\u00e9tat major et le \u00ab\u00a0bataillon d&rsquo;Afrique\u00a0\u00bb, compos\u00e9 de trois compagnies militaires. Certains voyageurs son accompagn\u00e9s de leurs familles, comme celle du gouverneur Schmaltz, suivie de leurs domestiques, ou bien la famille Picard, greffier notaire, qui comprend neuf personnes, dont des enfants en bas \u00e2ge. Le r\u00f4le d&#8217;embarquement note aussi la pr\u00e9sence de femmes de troupe (\u00e9pouses de militaires, cantini\u00e8res). On doit faire suivre des denr\u00e9es alimentaires, du mat\u00e9riel scientifique de pr\u00e9cision, des armes et des outils, une importante somme d&rsquo;argent (90 000 Francs Or, contenus dans cinq barils entrepos\u00e9s dans la sainte barbe du navire principal), tous les documents administratifs, ainsi qu&rsquo;une superbe statue, un buste du Roi devant repr\u00e9senter le monarque sur place. Au milieu du mois de Juin, L&rsquo;exp\u00e9dition Royale est fin pr\u00eate. Elle est compos\u00e9e de quatre navires : la fr\u00e9gate <em>la M\u00e9duse<\/em> (le navire amiral), la corvette <em>l&rsquo;Echo<\/em>, la fl\u00fbte <em>la Loire<\/em> et le brick <em>l&rsquo;Argus<\/em>. Les personnes embarqu\u00e9es sont r\u00e9parties entre deux vaisseaux, la Loire et la M\u00e9duse. Les militaires faisant partie du bataillon d&rsquo;Afrique, compos\u00e9 de 252 hommes en trois compagnies de 84 soldats chacune, sont s\u00e9par\u00e9s ; une compagnie sur la Loire et deux compagnies sur la M\u00e9duse.\u00a0<\/p><p>Deux personnages provenant d&rsquo;Aigues-Mortes et de sa r\u00e9gion sont pr\u00e9sents sur l&rsquo;imposante fr\u00e9gate du Roi, nous y reviendrons. Il s&rsquo;agit de Paulin \u00c9tienne d\u2019Anglas de Praviel, originaire d&rsquo;Aimargues, et Pierre Gros, originaire d&rsquo;Aigues-Mortes. Pour Pierre, on verra qu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;\u00e9poque son nom de famille \u00e9tait prononc\u00e9 \u00ab\u00a0Grosse\u00a0\u00bb ; \u00a0Il est inscrit avec cette orthographe sur le r\u00f4le d&#8217;embarquement de la Fr\u00e9gate Royale.<\/p><p>Le Roi a eu des difficult\u00e9s \u00e0 trouver un capitaine pour commander l&rsquo;exp\u00e9dition. Les plus grands noms de la navigation \u00e0 cette \u00e9poque \u00e9tant Bonapartistes, ils ont pratiquement tous \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9s, emprisonn\u00e9s ou \u00e9limin\u00e9s en repr\u00e9sailles \u00e0 leur soutien \u00e0 l&#8217;empereur. Le Roi va finalement mettre \u00e0 la t\u00eate du corps exp\u00e9ditionnaire un d\u00e9nomm\u00e9 Hugues Duroy de Chaumareys, issu d&rsquo;une ancienne famille bourgeoise anoblie sous Louis XIV. Ce noble qui n&rsquo;a pas navigu\u00e9 depuis fort longtemps, se fait confier le commandement de la flotte sur la seule foi de sa particule. Il a menti sur son \u00e2ge et ses capacit\u00e9s de marin \u00e0 conduire une exp\u00e9dition aussi prestigieuse. Le capitaine Leconte dira de lui : <em>\u00ab\u00a0Ces messieurs rentraient tous avec un grade sup\u00e9rieur \u00e0 celui qu&rsquo;ils avaient eu, et cela apr\u00e8s avoir cess\u00e9 de naviguer pendant vingt cinq ans ; encore ce temps leur fut il compt\u00e9 pour service actif. Presque tous \u00e9taient des vieillards apportant avec eux leurs vieux pr\u00e9jug\u00e9s\u00a0\u00bb<\/em>.\u00a0<\/p><p>Ce mauvais choix de Louis XVIII va entrainer l&rsquo;exp\u00e9dition dans la pire catastrophe maritime du si\u00e8cle. On note aussi la pr\u00e9sence sur le navire amiral des membres d&rsquo;un groupe discret. Il s&rsquo;agit d&rsquo;une puissante association d&rsquo;int\u00e9r\u00eats \u00e9conomiques cr\u00e9e en 1814, nomm\u00e9e la \u00ab\u00a0Soci\u00e9t\u00e9 Coloniale Philanthropique\u00a0\u00bb, autoris\u00e9e par le Roi \u00e0 contr\u00f4ler le bon d\u00e9roulement de son plan d&rsquo;action politique colonial. Cinq de ses membres sont admis \u00e0 la table de l&rsquo;\u00e9tat major de l&rsquo;exp\u00e9dition. Parmi eux figure un d\u00e9nomm\u00e9 Antoine Richefort, un ancien officier orgueilleux et born\u00e9, qui vient d&rsquo;\u00eatre r\u00e9int\u00e9gr\u00e9 apr\u00e8s dix ans de captivit\u00e9 en Angleterre. Il va jouer un r\u00f4le majeur dans le d\u00e9sastre.<\/p><p>\u00a0<em>\u00ab\u00a0Enfin, \u00e0 bord de la M\u00e9duse, officiers Royalistes et Bonapartistes se c\u00f4toient de mauvaise gr\u00e2ce, et le drame \u00e0 venir tient sans doute pour une part \u00e0 cette opposition\u00a0\u00bb.<\/em> (Denis Escudier)<\/p><p>L&rsquo;exp\u00e9dition se lance au matin du 17 juin 1816 de l&rsquo;ile d&rsquo;Aix en Charente maritime, apr\u00e8s de nombreux retards d&rsquo;organisation de derni\u00e8re minute et une m\u00e9t\u00e9o d\u00e9favorable. Plusieurs t\u00e9moins ont la sensation d&rsquo;une certaine d\u00e9sorganisation. Ils apprendrons plus tard \u00e0 leur d\u00e9pens que le capitaine \u00e0 par exemple oubli\u00e9 de faire contr\u00f4ler les chaloupes de sauvetage, qui sont pour certaines dans un piteux \u00e9tat. Lorsqu&rsquo;il fait hisser les voiles \u00e0 l&rsquo;heure du d\u00e9part, il oublie d&rsquo;informer les autres navires par les signaux convenus. Lors de la deuxi\u00e8me nuit de navigation, la fr\u00e9gate failli percuter les r\u00e9cifs de Roches-Bonnes au nord de l&rsquo;\u00eele d&rsquo;Ol\u00e9ron ; les officiers en second s&rsquo;en rendent compte au dernier moment et \u00e9vitent le drame. Rapidement, contredisant les ordres du Roi qui souhaite que l&rsquo;exp\u00e9dition reste group\u00e9e, Chaumareys ordonne de filer au vent et distance les autres navires. Le capitaine semble vouloir se lancer dans une course de vitesse avec une fr\u00e9gate priv\u00e9e, <em>l&rsquo;Ar\u00e9thuse<\/em>, crois\u00e9e au large et filant grand vent vers la Guadeloupe. Le convoi Royal se dirige alors vers Mad\u00e8re en ordre dispers\u00e9. Le 22 Juin un jeune mousse de 15 Ans, Jean Delaye, chute d&rsquo;une \u00e9coutille et se noie. Malgr\u00e9 les efforts de l&rsquo;\u00e9quipage pour le retrouver (on met une yole \u00e0 la mer et on jette une bou\u00e9e) le jeune mousse disparait en mer. Le 29 Juin, la M\u00e9duse fait une halte \u00e0 Santa Cruz de T\u00e9n\u00e9riffe dans les Canaries Espagnoles, puis l&rsquo;exp\u00e9dition aborde les c\u00f4tes Africaine en compagnie de la corvette l&rsquo;Echo, qui a rejoint la fr\u00e9gate.<\/p><p>Depuis quelques jours, malaise g\u00e9n\u00e9ral et rumeurs sont apparus sur le navire. Dans son ouvrage (2) Charlotte Dard (l&rsquo;une des filles de Charles Picard, le greffier notaire) pr\u00e9sente sur la fr\u00e9gate avec sa famille, t\u00e9moigne de l&rsquo;inqui\u00e9tude qui commence \u00e0 envahir les officiers en second et marins, la rumeur arrivant m\u00eame aux oreilles des passagers. On commence \u00e0 \u00e9mettre de s\u00e9rieux doutes sur les comp\u00e9tences du capitaine et sur ses capacit\u00e9s \u00e0 mener \u00e0 bien l&rsquo;exp\u00e9dition. Outre le fait qu&rsquo;il soit port\u00e9 sur l&rsquo;alcool, celui ci semble incapable de prendre certaines d\u00e9cisions. Pire, depuis quelque temps il est constamment accompagn\u00e9 de Richefort, cet individu antipathique qui semble avoir une totale emprise sur lui. Imbu de sa personne, hautain avec les officiers de bord, Il pr\u00e9tend connaitre comme sa poche les c\u00f4tes Africaines et souhaite imposer ses man\u0153uvres. Aux derni\u00e8res heures avant le drame, c&rsquo;est Richefort qui donne les ordres \u00e0 la place du capitaine. Les officiers de bord, outr\u00e9s, on tent\u00e9s depuis plusieurs jours de d\u00e9noncer cette situation anormale aupr\u00e8s de Chaumareys, insistant sur le manque de s\u00e9rieux du personnage Richefort, mais rien n&rsquo;y fait.<\/p><p>L&rsquo;inqui\u00e9tude commence \u00e0 grandir \u00e0 l&rsquo;approche du banc d&rsquo;Arguin. Malgr\u00e9 les cartes marines assez impr\u00e9cises de l&rsquo;\u00e9poque, cette zone dangereuse est bien identifi\u00e9e. Apr\u00e8s le passage du <em>Cap Blanc<\/em> sur les c\u00f4tes Mauritaniennes, un gigantesque banc de sable s&rsquo;\u00e9tend en longueur vers le sud \u00e0 80 km des c\u00f4tes, exposant les navires \u00e0 des hauts fonds dangereux. Il faut imp\u00e9rativement naviguer Sud Ouest et revenir au large pour \u00e9viter tout risque de s&rsquo;\u00e9chouer sur le banc. Alors que les officiers de navigation on d\u00e9j\u00e0 relev\u00e9s le passage du cap, Richefort certifie au capitaine que la fr\u00e9gate ne court aucun risque. Pourtant la veille du drame, en cours de nuit, la corvette l&rsquo;Echo commen\u00e7ant \u00e0 s&rsquo;\u00e9loigner de la c\u00f4te, avait lanc\u00e9e des signaux lumineux \u00e0 la M\u00e9duse, pour lui indiquer le chemin \u00e0 suivre au large pour \u00e9viter le danger. On en informe alors Chaumareys qui d\u00e9cide d&rsquo;ignorer les signaux. Le matin du drame, les officiers navigateurs insistent aupr\u00e8s du capitaine (la couleur changeante de l&rsquo;eau laisse pr\u00e9voir la dangereuse approche d&rsquo;un haut fond) et on tente de le persuader une derni\u00e8re fois. <em>\u00ab\u00a0On repr\u00e9senta encore au capitaine, le danger qui nous mena\u00e7ait, et l&rsquo;on insista pour que la fr\u00e9gate fut dirig\u00e9e vers l&rsquo;Ouest, si l&rsquo;on ne voulait pas toucher le banc d&rsquo;Arguin ; mais tous les avis furent encore m\u00e9pris\u00e9s, et l&rsquo;on se moqua des pr\u00e9dictions.\u00a0\u00bb<\/em> l&rsquo;un des officiers de la fr\u00e9gate, voulant d\u00e9masquer l&rsquo;intriguant Richefort est d&rsquo;ailleurs mis aux arr\u00eats par Chaumareys. Bredif, un ing\u00e9nieur des mines rescap\u00e9 du naufrage finira par ses mots : <em>\u00ab\u00a0M. Richefort pr\u00e9tendait qu&rsquo;on ne devait rien craindre du banc d&rsquo;Arguin. Ce sot pr\u00e9somptueux n&rsquo;\u00e9coutait personne, il levait les \u00e9paules et nous perdit\u00a0\u00bb. <\/em>Suivant aveugl\u00e9ment les avis de Richefort, Chaumareys pr\u00e9cipite \u00e0 vive allure l&rsquo;une des plus belles fr\u00e9gates du Roi sur le banc d&rsquo;Arguin le 2 juillet \u00e0 15h15. Le choc est rude, la fr\u00e9gate tremble de la proue \u00e0 la poupe, et les occupants sont projet\u00e9s violemment dans tous les espaces du pont et des cales.\u00a0\u00a0<\/p><p>Charlotte Dard Ecrit : <em>\u00ab\u00a0La consternation est g\u00e9n\u00e9rale. Immobiles comme le vaisseau que nous montions, nous jetons des regards inquiets sur tout ce qui nous environne. Points de cris, point de plaintes, c&rsquo;est le silence de la mort : au milieu de cet accablement, l&rsquo;horreur de notre position se peint dans la physionomie p\u00e2le et \u00e9gar\u00e9e de l&rsquo;officier de quart\u00a0\u00bb<\/em>.\u00a0<\/p><p>La M\u00e9duse, longue de 47 m\u00e8tres et pesant plus de 1000 tonnes vient de talonner violemment un haut fond ; le navire est fortement ensabl\u00e9, il n&rsquo;en r\u00e9chappera pas. Durant trois jours on va essayer de le d\u00e9gager. Le deuxi\u00e8me jour, on croit y arriver mais la mar\u00e9e basse replonge la coque dans les sables. La seule solution pour le sortir du banc e\u00fbt \u00e9t\u00e9 d&#8217;embarquer temporairement le maximum de passagers dans les chaloupes, puis de jeter \u00e0 la mer les 10 canons restant (sur les 44 \u00e0 l&rsquo;origine, on avait du en d\u00e9poser une trentaine au port de d\u00e9part, pour compenser le poids des nombreux passagers et du fret). Ainsi all\u00e9g\u00e9, le navire aurait peut \u00eatre pu revenir a flot lors d&rsquo;une mar\u00e9e montante. Chaumareys va alors refuser de jeter \u00e0 la mer les canons du navire, fiert\u00e9 du Roi. On craint aussi que les canons, de 2 tonnes chacun, ne cr\u00e8vent la coque lors de leur chute. Ce dernier ordre du capitaine lui coute la perte enti\u00e8re de sa fr\u00e9gate. En 1980, l&rsquo;\u00e9quipe du GRIEEM, une association de recherche d&rsquo;\u00e9paves, d\u00e9couvrira les restes de ce fier vaisseau qui avait stopp\u00e9 net 164 ans auparavant.<\/p>\t\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-19810fb4 e-flex e-con-boxed e-con e-parent\" data-id=\"19810fb4\" data-element_type=\"container\" data-e-type=\"container\" data-settings=\"{&quot;background_background&quot;:&quot;classic&quot;}\">\n\t\t\t\t\t<div class=\"e-con-inner\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-19af7a2e elementor-widget__width-initial elementor-widget elementor-widget-gallery\" data-id=\"19af7a2e\" data-element_type=\"widget\" data-e-type=\"widget\" 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elementor-animated-content\" href=\"https:\/\/levadon.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/FREGATTE2.jpg\" data-elementor-open-lightbox=\"yes\" data-elementor-lightbox-slideshow=\"19af7a2e\" data-e-action-hash=\"#elementor-action%3Aaction%3Dlightbox%26settings%3DeyJpZCI6MTg2NTUsInVybCI6Imh0dHBzOlwvXC9sZXZhZG9uLmZyXC93cC1jb250ZW50XC91cGxvYWRzXC8yMDI0XC8wOFwvRlJFR0FUVEUyLmpwZyIsInNsaWRlc2hvdyI6IjE5YWY3YTJlIn0%3D\">\n\t\t\t\t\t<div class=\"e-gallery-image elementor-gallery-item__image\" data-thumbnail=\"https:\/\/levadon.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/FREGATTE2.jpg\" data-width=\"737\" data-height=\"1000\" aria-label=\"fr\u00e9gate La M\u00e9duse\" role=\"img\" ><\/div>\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-gallery-item__overlay\"><\/div>\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-gallery-item__content\">\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-gallery-item__description\">\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\tfr\u00e9gate La M\u00e9duse\t\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t<\/a>\n\t\t\t\t\t\t\t<a class=\"e-gallery-item elementor-gallery-item elementor-animated-content\" href=\"https:\/\/levadon.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/COTES-ARGUIN.jpg\" data-elementor-open-lightbox=\"yes\" data-elementor-lightbox-slideshow=\"19af7a2e\" data-e-action-hash=\"#elementor-action%3Aaction%3Dlightbox%26settings%3DeyJpZCI6MTcxNjQsInVybCI6Imh0dHBzOlwvXC9sZXZhZG9uLmZyXC93cC1jb250ZW50XC91cGxvYWRzXC8yMDI0XC8wN1wvQ09URVMtQVJHVUlOLmpwZyIsInNsaWRlc2hvdyI6IjE5YWY3YTJlIn0%3D\">\n\t\t\t\t\t<div class=\"e-gallery-image elementor-gallery-item__image\" data-thumbnail=\"https:\/\/levadon.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/COTES-ARGUIN-768x513.jpg\" data-width=\"768\" data-height=\"513\" aria-label=\"C\u00f4tes d&#039;Arguin de nos jours\" role=\"img\" ><\/div>\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-gallery-item__overlay\"><\/div>\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-gallery-item__content\">\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-gallery-item__description\">\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\tC\u00f4tes d'Arguin de nos jours\t\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t<\/a>\n\t\t\t\t\t\t\t<a class=\"e-gallery-item elementor-gallery-item elementor-animated-content\" href=\"https:\/\/levadon.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/SAINTLOUISSENEGAL.jpg\" data-elementor-open-lightbox=\"yes\" data-elementor-lightbox-slideshow=\"19af7a2e\" data-e-action-hash=\"#elementor-action%3Aaction%3Dlightbox%26settings%3DeyJpZCI6MTY5MjMsInVybCI6Imh0dHBzOlwvXC9sZXZhZG9uLmZyXC93cC1jb250ZW50XC91cGxvYWRzXC8yMDI0XC8wN1wvU0FJTlRMT1VJU1NFTkVHQUwuanBnIiwic2xpZGVzaG93IjoiMTlhZjdhMmUifQ%3D%3D\">\n\t\t\t\t\t<div class=\"e-gallery-image elementor-gallery-item__image\" data-thumbnail=\"https:\/\/levadon.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/SAINTLOUISSENEGAL-768x476.jpg\" data-width=\"768\" data-height=\"476\" 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elementor-gallery-item__image\" data-thumbnail=\"https:\/\/levadon.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/GARDE-768x943.jpg\" data-width=\"768\" data-height=\"943\" aria-label=\"Page de garde du r\u00f4le\" role=\"img\" ><\/div>\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-gallery-item__overlay\"><\/div>\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-gallery-item__content\">\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-gallery-item__description\">\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\tR\u00f4le d'embarquement\t\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t<\/a>\n\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-703c268b e-flex e-con-boxed e-con e-parent\" data-id=\"703c268b\" data-element_type=\"container\" data-e-type=\"container\" data-settings=\"{&quot;background_background&quot;:&quot;classic&quot;}\">\n\t\t\t\t\t<div class=\"e-con-inner\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-8f2ff99 elementor-drop-cap-yes elementor-drop-cap-view-default elementor-widget elementor-widget-text-editor\" data-id=\"8f2ff99\" data-element_type=\"widget\" data-e-type=\"widget\" data-settings=\"{&quot;drop_cap&quot;:&quot;yes&quot;}\" data-widget_type=\"text-editor.default\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-widget-container\">\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t<p>Pour l&rsquo;heure, l&rsquo;urgence est d&rsquo;enrayer au plus t\u00f4t la r\u00e9volte qui gronde parmi les hommes de la troupe. L&rsquo;\u00e9chouement de la fr\u00e9gate vient de proclamer l&rsquo;imp\u00e9ritie de Chaumareys. Les faits sont l\u00e0, implacables. L&rsquo;homme est d\u00e9savou\u00e9, le marin disqualifi\u00e9. Les officiers et navigateurs de bord sont furieux.<em> \u00ab\u00a0Les nombreuses tentatives de sortir le navire du banc gr\u00e2ce \u00e0 des man\u0153uvres d&rsquo;ancres avaient \u00e9chou\u00e9es, en partie \u00e0 cause des chaloupes qui \u00e9taient d\u00e9fectueuses et prenaient l&rsquo;eau. On les calfate \u00e0 la h\u00e2te avec des feuilles de plomb mais elles prennent trop d&rsquo;eau\u00a0\u00bb. <\/em>Pourtant le ministre de la marine avait bien recommand\u00e9 \u00e0 Chaumareys d&rsquo;inspecter tous les canots de sauvetage de la flotte. Jacques Th\u00e9odore Parizot, un officier de marine charg\u00e9 par la suite d&rsquo;analyser les conditions du drame, publie une \u00e9tude qui d\u00e9montre que l&rsquo;on aurai du prendre plus de temps et de m\u00e9thode pour d\u00e9sensabler la fr\u00e9gate. Par exemple en faisant r\u00e9parer s\u00e9rieusement et en priorit\u00e9 les canots, il eut alors \u00e9t\u00e9 possible de transporter et mouiller au large de plus lourdes ancres, ce qui aurai donn\u00e9 de meilleures chances au navire de pouvoir se tracter hors du banc. Le rapport n&rsquo;est pas tendre avec Chaumareys qui semble avoir fait preuve d&rsquo;incomp\u00e9tence, mais le gouverneur Schmaltz a cependant sa part de responsabilit\u00e9 sur certaine mauvaises d\u00e9cisions qu&rsquo;il impose au capitaine. Le texte est aussi int\u00e9ressant car il note que d\u00e8s le d\u00e9but du naufrage on d\u00e9cide de construire \u00e0 la h\u00e2te un grand \u00ab\u00a0raz d&rsquo;eau\u00a0\u00bb, destin\u00e9 au d\u00e9but \u00e0 all\u00e9ger le navire en y embarquant les cargaisons de farine et divers tonneaux.<\/p><p>Le temps \u00e9tant cl\u00e9ment et la c\u00f4te Mauritanienne situ\u00e9e entre 60 et 80 km, une majorit\u00e9 semble se d\u00e9gager sur l&rsquo;id\u00e9e de d\u00e9barquer en plusieurs fois l&rsquo;ensemble des occupants sur la c\u00f4te avec les chaloupes, puis de ramener \u00e0 terre le plus possible d&rsquo;eau et de nourriture dans le but de lancer une caravane terrestre jusqu&rsquo;\u00e0 St Louis, la chaloupe principale faisant voile pendant ce temps pour r\u00e9clamer du secours. L&rsquo;id\u00e9e \u00e9tait bonne, malgr\u00e9 la crainte des tribus autochtones vivant pr\u00e8s des c\u00f4tes, et encore r\u00e9alisable aux premi\u00e8res heures du naufrage mais depuis trois jours on tente sans succ\u00e8s de sortir le navire du banc, on tergiverse. A l&rsquo;\u00e9puisement des passagers s&rsquo;ajoute une nouvelle inqui\u00e9tante ; le temps tourne et les flots grossissent. Une nuit la fr\u00e9gate subit l&rsquo;assaut des vagues, et un violent paquet de mer d\u00e9truit le gouvernail, accentue la gite du navire \u00e0 tribord et une voie d&rsquo;eau s&rsquo;ouvre. De construction robuste et retenue par le banc de sable, la M\u00e9duse ne coulera pas et va rester encore largement \u00e0 flot quelques mois (3 survivants y seront retrouv\u00e9s 52 jours apr\u00e8s); mais rapidement l&rsquo;urgence d&rsquo;\u00e9vacuer l&rsquo;\u00e9pave s&rsquo;impose \u00e0 l&rsquo;\u00e9tat major. La encore, l&rsquo;\u00e9tude de Parizot d\u00e9montre que l&rsquo;ordre d&rsquo;\u00e9vacuer le navire a \u00e9t\u00e9 donn\u00e9 trop t\u00f4t. Malgr\u00e9 le mauvais temps arrivant on aurait du attendre, pour mieux organiser l&rsquo;\u00e9vacuation et renforcer la construction du radeau pour son nouvel usage. Mais le gouverneur convoque une r\u00e9union des officiers, et prend la d\u00e9cision d&rsquo;utiliser \u00ab\u00a0la machine\u00a0\u00bb que l&rsquo;on avait construite pour all\u00e9ger le navire, d&rsquo;y embarquer la majorit\u00e9 des simples passagers (militaires, ouvriers et marins, quelques officiers). On mettra \u00e0 l&rsquo;eau les 6 chaloupes du navire, dans lesquelles seront install\u00e9s l&rsquo;\u00e9tat major, le reste des officiers, les familles et quelques marins. Les chaloupes seront amarr\u00e9es au radeau que l&rsquo;on tractera jusqu&rsquo;\u00e0 la c\u00f4te Mauritanienne. On pr\u00e9pare secr\u00e8tement une liste des affectations. Le temps se faisant de plus en plus mauvais, il est d\u00e9cid\u00e9 de lancer l&rsquo;\u00e9vacuation le matin suivant. Devant cette d\u00e9cision, certains marins et officiers s&rsquo;insurgent. Le capitaine et le gouverneur les rassurent : \u00ab\u00a0Jamais nous ne vous abandonnerons\u00a0\u00bb.<\/p><p>L&rsquo;id\u00e9e n&rsquo;est pas bonne : elle est pourtant impos\u00e9e par le gouverneur qui n&rsquo;est pas marin de m\u00e9tier. Plus tard les \u00e9tudes r\u00e9alis\u00e9es confirmerons que le projet n&rsquo;\u00e9tait pas viable, \u00e0 cause du poids suppos\u00e9 de l&rsquo;imposant radeau, ainsi que des vents et courants dans le secteur. L&rsquo;\u0153uvre majeure expos\u00e9e au Louvre, peinte par G\u00e9ricault en 1818, \u00ab\u00a0Le radeau de la M\u00e9duse\u00a0\u00bb, quoique sublime ne nous montre pas la r\u00e9alit\u00e9. Le v\u00e9ritable radeau mesure une vingtaine de m\u00e8tres et sept de large. Il embarquera au total entre 147 et 160 personnes.<\/p><p>Le matin du d\u00e9part, une panique g\u00e9n\u00e9rale s&#8217;empare de tous les occupants du navire. D\u00e8s l&#8217;embarquement des soldats sur le radeau, on comprends que les choses vont mal se passer. Celui ci s&rsquo;enfonce de plus en plus, les occupants sont entass\u00e9s sans pouvoir bouger, on \u00e0 l&rsquo;eau \u00e0 hauteur des cuisses. Certains refusent d&rsquo;y monter. C&rsquo;est notre Aimarguois, d&rsquo;Anglas de Praviel, qui est charg\u00e9 par son chef, M. Poinsignon, de surveiller l&#8217;embarquement des soldats sur le radeau. Charlotte Dard le d\u00e9crit plus tard dans son ouvrage, comme ayant perdu la t\u00eate, enjambant le bastingage pistolets aux poings, mena\u00e7ant les soldats de leur br\u00fbler la cervelle s&rsquo;ils ne montent pas sur le radeau. Il est d&rsquo;ailleurs pr\u00e9vu qu&rsquo;il y embarque ensuite, ce qu&rsquo;il dit avoir fait. Puis il se ravise, rejet\u00e9 par la masse compacte des malheureux entass\u00e9s sur le radeau, et remonte sur la M\u00e9duse : il aura la vie sauve.<\/p><p>Cot\u00e9 Chaloupes des personnes sont oubli\u00e9es, on assiste alors \u00e0 des comportements d\u00e9plorables. La femme du gouverneur refuse d&#8217;embarquer sa femme de chambre s\u00e9n\u00e9galaise et son enfant en bas \u00e2ge. Il s&rsquo;agit de Marie Sophie Di\u00e9baut et sa fille Alexandrine \u00e2g\u00e9e de 5 Ans. Ce rejet ne plaide pas en faveur des Schmaltz. Charlotte Dard \u00e9crit ; <em>\u00ab\u00a0Monsieur le Gouverneur du S\u00e9n\u00e9gal, qui n&rsquo;\u00e9tait occup\u00e9 que du soin de se sauver, se faisait descendre mollement dans un fauteuil au grand canot ou se trouvaient d\u00e9j\u00e0 sa femme, sa fille et ses meilleurs amis ainsi que plusieurs grandes caisses remplies de provisions.\u00a0\u00bb<\/em> le capitaine Chaumareys a pris soin lui aussi de faire pr\u00e9parer son esquif avec le plus de vivres possibles, d&#8217;embarquer quelques marins et soldats, les plus robustes. Voyant le Capitaine quitter le navire dans une chaloupe aussi peu occup\u00e9e, des soldats et un lieutenant (identifi\u00e9 comme \u00e9tant D&rsquo;anglas), vont tenter de faire feu sur lui. Gaspard Mollien, un commis de marine t\u00e9moignera plus tard au proc\u00e8s : <em>\u00ab\u00a0Le capitaine restait pourtant encore sur le b\u00e2timent, ou se trouvaient aussi soixante-treize personnes. Il ne garda pas longtemps ce poste d&rsquo;honneur et, profitant du trouble g\u00e9n\u00e9ral, il se laissa glisser le long d&rsquo;un cordage dans son canot et poussa au large. On lui tira quelques coups de fusils, mais aucun ne l&rsquo;atteignit\u00a0\u00bb<\/em>. La famille Picard est abandonn\u00e9e un moment sur l&rsquo;\u00e9pave, le greffier n&rsquo;ayant pas obtenu la faveur d&#8217;embarquer avec le gouverneur. Certains individus pillent le navire et essaient d&#8217;emporter avec eux pi\u00e8ces d&rsquo;or et objets de valeur. D&rsquo;autres, paniqu\u00e9s, forcent la porte de la cambuse et s&rsquo;enivrent avec les vins fins du capitaine.<\/p><p>Chaumareys, qui a quitt\u00e9 la M\u00e9duse tout en sachant qu&rsquo;il restait encore un nombre important de personnes (et ne souhaite probablement pas y revenir apr\u00e8s avoir essuy\u00e9 des coups de feu) donne l&rsquo;ordre \u00e0 Espiaux d&rsquo;y retourner avec son canot, accompagn\u00e9 d&rsquo;une yole, dans laquelle embarquera finalement la famille Picard. Jean Espiaux, lieutenant de vaisseau originaire de Carcassonne, commandant de l&rsquo;une des chaloupes, vient finalement les chercher. 17 occupants refusent cependant de d\u00e9barquer et resterons sur la fr\u00e9gate ensabl\u00e9e. De retour, sa chaloupe \u00e9tant surcharg\u00e9e (88 personnes \u00e0 son bord), Espiaux approche d&rsquo;abord le grand canot du Gouverneur puis les autres, pour demander qu&rsquo;on soulage son embarcation en prenant au moins quelques personnes. Il essuie des refus syst\u00e9matiques. A l&rsquo;approche du troisi\u00e8me canot (nomm\u00e9 \u00ab\u00a0canot du S\u00e9n\u00e9gal\u00a0\u00bb), qui fait partie de la remorque du radeau, il tente une derni\u00e8re fois de r\u00e9clamer de l&rsquo;aide ; voyant approcher le canot surcharg\u00e9 sur eux, l&rsquo;\u00e9quipage du <em>canot du S\u00e9n\u00e9gal<\/em> panique, d\u00e9tache son amarre de la remorque et prend le large. Toutes les autres embarcations de la chaine de tractage font alors de m\u00eame ; plusieurs t\u00e9moins entendent alors \u00ab\u00a0Nous les abandonnons !\u00a0\u00bb mettant un terme \u00e0 la remorque. C&rsquo;en est fini du radeau.<\/p><p>Le courage d&rsquo;Espiaux sera salu\u00e9 par la suite. Malgr\u00e9 une chaloupe en mauvais \u00e9tat et surcharg\u00e9e, Il arrive cependant \u00e0 aborder les c\u00f4tes de Mauritanie et d\u00e9barque en urgence 65 personnes sur la plage, (dont notre Aimarguois d&rsquo;Anglas de Praviel) puis reprend la mer pour essayer de retrouver les autres embarcations.<\/p><p>Brisant les codes d&rsquo;honneur de la marine, le capitaine a \u00e9vacu\u00e9 la fr\u00e9gate \u00e9chou\u00e9e alors qu&rsquo;une soixantaine de personnes \u00e9tait encore \u00e0 son bord. Lors de son proc\u00e8s, l&rsquo;une des conclusions du conseil de Guerre d\u00e9cidera : <em>\u00ab\u00a0\u00e0 la charge &#8211; pour son abandon apr\u00e8s la perte totale de la fr\u00e9gate : coupable de ne l&rsquo;avoir pas abandonn\u00e9e le dernier\u00a0\u00bb.<\/em><\/p><p>Apr\u00e8s une confusion indescriptible, le d\u00e9barquement se termine finalement dans le chaos et la panique g\u00e9n\u00e9rale. Les six chaloupes prennent le large sans reprendre la remorque du radeau, abandonnant celui ci \u00e0 son sort. Il va d\u00e9river durant 13 jours sans pouvoir toucher terre, et sera retrouv\u00e9 par hasard en mer par la corvette l&rsquo;Echo. Les chiffres varient sur le nombre d&rsquo;occupants embarqu\u00e9s. Ils vont de 147 \u00e0 160 personnes dont une femme, cantini\u00e8re du r\u00e9giment qui accompagne son mari, tous les deux assassin\u00e9s et jet\u00e9s \u00e0 la mer. On retrouve finalement 15 survivants, dont 5 mourrons d&rsquo;\u00e9puisement. Les t\u00e9moignages \u00e9crits par les rescap\u00e9s font \u00e9tat de batailles sanglantes, folie, meurtres, suicides et cannibalisme durant sa terrible d\u00e9rive solitaire. En 2016, Une descendante de Griffon du Bellay, un commissaire de la marine employ\u00e9 comme secr\u00e9taire particulier du gouverneur Schmaltz, qui faisait partie des 15 survivants du radeau, d\u00e9voile un secret de famille : d&rsquo;anciennes notes du rescap\u00e9 conserv\u00e9es par la famille durant deux si\u00e8cles d\u00e9noncent les comportement de quelques officiers, qui ont d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment alcoolis\u00e9s des occupants du radeau, en leur mettant \u00e0 disposition une barrique compl\u00e8te de vin, pour ensuite se d\u00e9barrasser d&rsquo;eux en les jetant \u00e0 la mer lorsqu&rsquo;ils \u00e9taient saouls <span style=\"letter-spacing: 0px;\"><span style=\"text-decoration: underline;\"><a href=\"https:\/\/www.radiofrance.fr\/franceinter\/podcasts\/des-vies-francaises\/des-vies-francaises-du-samedi-06-juillet-2024-7307080\">[voir l&rsquo;article de presse]<\/a><\/span>. Il <\/span><span style=\"letter-spacing: 0px;\">n&rsquo;y avait pratiquement que des barriques de vin sur le radeau. Dans la panique du d\u00e9part on avait du jeter \u00e0 la mer les r\u00e9serves d&rsquo;eau et de nourriture pour l&rsquo;all\u00e9ger ; il n&rsquo;y avait aucun instrument sommaire de navigation \u00e0 bord, m\u00eame pas une rame. Le calvaire des occupants du radeau deviendra le point central du scandale de l&rsquo;affaire de <\/span>la M\u00e9duse.\u00a0<\/p><p>Quatre des six chaloupes sont s\u00e9par\u00e9es par le mauvais temps et accostent finalement sur les c\u00f4tes de Mauritanie ; sans eau ni nourriture, certains meurent d&rsquo;\u00e9puisement et de soif, mais au final une grande partie arrive \u00e0 gagner le S\u00e9n\u00e9gal apr\u00e8s un voyage terrible au bord des c\u00f4tes et dans le d\u00e9sert. En 1824 la survivante Charlotte Dard \u00e9dite son ouvrage intitul\u00e9\u00a0 \u00ab\u00a0La chaumi\u00e8re Africaine\u00a0\u00bb (2) qui relate ses souvenirs du naufrage de la M\u00e9duse \u00e0 la terrible d\u00e9rive terrestre dans le d\u00e9sert de Mauritanie. 17 personnes restent sur la M\u00e9duse. Deux y perdent la vie, dont un qui pris de folie, se jette \u00e0 l&rsquo;eau dans une cage \u00e0 poule et coule \u00e0 pic \u00e0 cot\u00e9 du navire. 12 soldats, apr\u00e8s avoir construit un petit radeau, quittent l&rsquo;\u00e9pave pour tenter de rejoindre la c\u00f4te ; on ne les retrouvera jamais. On d\u00e9couvre trois survivants 52 jours plus tard, abandonn\u00e9s \u00e0 leur sort sur l&rsquo;\u00e9pave encore pr\u00e9sente au dessus des eaux. Epuis\u00e9s et amaigris, ils perdent la vie quelques temps apr\u00e8s, dont un est retrouv\u00e9 assassin\u00e9 dans sa chambre d&rsquo;h\u00f4pital (l&rsquo;affaire ne fut jamais r\u00e9solue). Les deux chaloupes du capitaine et du gouverneur arrivent finalement \u00e0 St Louis du S\u00e9n\u00e9gal. Le naufrage de la M\u00e9duse entre dans l&rsquo;histoire quelques mois apr\u00e8s, lorsque l&rsquo;on apprend la catastrophe en France. On retient surtout du proc\u00e8s (d\u00e9but\u00e9 le 24 F\u00e9vrier 1817) l&rsquo;ing\u00e9rence de Chaumareys, Mais l&rsquo;analyse des historiens d\u00e9montre que le drame de la M\u00e9duse est la cons\u00e9quence de cette p\u00e9riode politique ou Royaliste et Bonapartistes s&rsquo;affrontent encore ici, dans le cadre d&rsquo;une exp\u00e9dition maritime prestigieuse qui aboutie finalement \u00e0 une catastrophe. D\u00e9saccords et ressentiments entre officiers, m\u00e9sentente sur les d\u00e9cisions de navigation, communication d\u00e9sastreuse. A cela s&rsquo;ajoute la pr\u00e9sence du gouverneur Schmaltz, l&rsquo;un des mauvais g\u00e9nie de l&rsquo;exp\u00e9dition. D\u00e9crit comme parvenu et sans tact, il s&rsquo;immisce dans les conflits tout en imposant de mauvaises d\u00e9cisions. Avec le sombre Richefort (qui finalement ne sera jamais cit\u00e9 au proc\u00e8s), ils s&rsquo;imposent aupr\u00e8s d&rsquo;un capitaine fragilis\u00e9 par ses ann\u00e9es d&rsquo;absence dans la marine qui ne se montre pas \u00e0 la hauteur de sa mission.<\/p><p>L&rsquo;affaire devient alors un \u00e9norme scandale politique et \u00e9branle le r\u00e8gne de Louis XVIII.<\/p>\t\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-9342f2c elementor-hidden-mobile e-flex e-con-boxed e-con e-parent\" data-id=\"9342f2c\" data-element_type=\"container\" data-e-type=\"container\">\n\t\t\t\t\t<div class=\"e-con-inner\">\n\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-da47f92 e-flex e-con-boxed e-con e-parent\" data-id=\"da47f92\" data-element_type=\"container\" data-e-type=\"container\" data-settings=\"{&quot;background_background&quot;:&quot;classic&quot;}\">\n\t\t\t\t\t<div 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Mauritaniennes\t\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t<\/a>\n\t\t\t\t\t\t\t<a class=\"e-gallery-item elementor-gallery-item elementor-animated-content\" href=\"https:\/\/levadon.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/fregate.jpg\" data-elementor-open-lightbox=\"yes\" data-elementor-lightbox-slideshow=\"999068e\" data-e-action-hash=\"#elementor-action%3Aaction%3Dlightbox%26settings%3DeyJpZCI6MTc4MDcsInVybCI6Imh0dHBzOlwvXC9sZXZhZG9uLmZyXC93cC1jb250ZW50XC91cGxvYWRzXC8yMDI0XC8wOFwvZnJlZ2F0ZS5qcGciLCJzbGlkZXNob3ciOiI5OTkwNjhlIn0%3D\">\n\t\t\t\t\t<div class=\"e-gallery-image elementor-gallery-item__image\" data-thumbnail=\"https:\/\/levadon.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/fregate-768x956.jpg\" data-width=\"768\" data-height=\"956\" aria-label=\"fregate\" role=\"img\" ><\/div>\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-gallery-item__overlay\"><\/div>\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t<div 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Praviel<\/h2>\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-f997893 e-flex e-con-boxed e-con e-parent\" data-id=\"f997893\" data-element_type=\"container\" data-e-type=\"container\">\n\t\t\t\t\t<div class=\"e-con-inner\">\n\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-88bfc27 elementor-hidden-tablet e-flex e-con-boxed e-con e-child\" data-id=\"88bfc27\" data-element_type=\"container\" data-e-type=\"container\" data-settings=\"{&quot;background_background&quot;:&quot;classic&quot;}\">\n\t\t\t\t\t<div class=\"e-con-inner\">\n\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-c4d3f76 e-con-full e-flex e-con e-child\" data-id=\"c4d3f76\" data-element_type=\"container\" data-e-type=\"container\" data-settings=\"{&quot;background_background&quot;:&quot;classic&quot;}\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-0225b09 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https:\/\/levadon.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/TOMBE2.jpg 563w\" sizes=\"(max-width: 169px) 100vw, 169px\" \/>\t\t\t\t\t\t\t\t<\/a>\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t<figcaption class=\"widget-image-caption wp-caption-text\">Tombe d'Anglas de Praviel au cimeti\u00e8re d'Aimargues<\/figcaption>\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t<\/figure>\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-4dd6711 e-con-full e-flex e-con e-child\" data-id=\"4dd6711\" data-element_type=\"container\" data-e-type=\"container\" data-settings=\"{&quot;background_background&quot;:&quot;classic&quot;}\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-6bc0c64 elementor-drop-cap-yes elementor-drop-cap-view-default elementor-widget elementor-widget-text-editor\" data-id=\"6bc0c64\" data-element_type=\"widget\" data-e-type=\"widget\" data-settings=\"{&quot;drop_cap&quot;:&quot;yes&quot;}\" data-widget_type=\"text-editor.default\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-widget-container\">\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t<p>Paulin \u00c9tienne d\u2019Anglas de Praviel \u00e0 20 Ans lorsqu&rsquo;il est embarqu\u00e9 sur la fr\u00e9gate <em>la M\u00e9duse<\/em>, comme lieutenant d&rsquo;infanterie d&rsquo;arm\u00e9e de terre du bataillon d&rsquo;Afrique. Il est originaire d&rsquo;Aimargues, ou il est n\u00e9 le 26 D\u00e9cembre 1796. La tour d&rsquo;Anglas semble li\u00e9e \u00e0 son nom de famille. On retrouve sa trace dans plusieurs relations du naufrage, d&rsquo;abord sur le navire puis lors de son d\u00e9barquement sur les c\u00f4tes Mauritaniennes. Le personnage est d\u00e9crit comme assez particulier, chacun se fera une id\u00e9e. Pensant que son honneur a \u00e9t\u00e9 bafou\u00e9 dans cette histoire, il publie en 1818 sa relation du naufrage <em>(3)<\/em>. Ses d\u00e9tracteurs semblent l&rsquo;accuser d&rsquo;avoir d\u00e9croch\u00e9 l&rsquo;amarre de la chaloupe qui le reliait au radeau, ce qui parait peu probable : d&rsquo;Anglas \u00e9tait en effet dans la chaloupe d&rsquo;Espiaux, qui ne faisait pas partie du train de remorque de celui ci.<\/p>\n<p>Charlotte Dard \u00e9crit \u00e0 propos de lui \u00e0 l&#8217;embarquement des soldats sur le radeau : <em>\u00ab\u00a0Un jeune officier d&rsquo;infanterie, dont le cerveau paraissait fortement affect\u00e9, se mit \u00e0 cheval sur les bastingages de la fr\u00e9gate et l\u00e0, arm\u00e9 de deux pistolets, il mena\u00e7ait de tirer sur quiconque h\u00e9siterait \u00e0 descendre sur le radeau\u00a0\u00bb. <\/em><\/p>\n<p>Par la suite, lorsque d&rsquo;Anglas comprends que le capitaine quitte le navire en abandonnant une soixantaine de personnes sur l&rsquo;\u00e9pave, il est pris d&rsquo;une pulsion de vengeance. Fort \u00e9prouv\u00e9 par le fait de voir Chaumareys descendre dans son canot, le jeune lieutenant d&rsquo;Anglas \u00ab\u00a0craque\u00a0\u00bb, et voici comment un nomm\u00e9 Rabaroust (identifi\u00e9 comme passager clandestin) en a t\u00e9moign\u00e9: <em>\u00ab\u00a0Un individu qui se tenait \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de moi prend sa carabine et couche en joue le Capitaine de la fr\u00e9gate. J&rsquo;engage une sorte de lutte avec mon compagnon qui semblait avoir perdu la t\u00eate: d\u00e9sign\u00e9 pour le radeau, il en \u00e9tait remont\u00e9 et courrait de droite et de gauche avec une exaltation inexprimable\u00a0\u00bb. <\/em>L&rsquo;intervention de Rabaroust n&rsquo;a pas permis \u00e0 d&rsquo;Anglas d&rsquo;aller jusqu&rsquo;au bout de sa soudaine pulsion. Son geste insens\u00e9 va en susciter d&rsquo;autres de la part de ces hommes qui enragent comme lui de voir Chaumareys quitter son navire en y laissant tant de monde. D&rsquo;Anglas finit par embarquer sur la chaloupe d&rsquo;Espiaux revenue au secours des malheureux rest\u00e9s sur l&rsquo;\u00e9pave. Il d\u00e9barquera sur les plages de Mauritanie quelques jours plus tard le 6 Juillet, sain et sauf, avec 52 soldats et quelques passagers rescap\u00e9s.&nbsp;<\/p>\n<p>Etant le plus haut grad\u00e9 des soldats de terre venant d&rsquo;\u00e9chouer sur la plage, il est tenu de prendre en charge le commandement du groupe. Dans son r\u00e9cit, d&rsquo;Anglas se donne le premier r\u00f4le dans l&rsquo;organisation de la colonne. Mais le soleil lui tape tellement sur le cr\u00e2ne, qu&rsquo;il se borne en v\u00e9rit\u00e9 \u00e0 charger l&rsquo;adjudant Lepetit de s&rsquo;en occuper. Plusieurs t\u00e9moignages concordants affirment que le deuxi\u00e8me jour d&rsquo;Anglas est si affect\u00e9 par le soleil qu&rsquo;on le presse de se dessaisir officiellement du commandement, que l&rsquo;adjudant Lepetit exerce, de fait, depuis la veille. Le 9 et 10 juillet, alors que la caravane marche p\u00e9niblement le long des c\u00f4tes, d&rsquo;Anglas, \u00e9puis\u00e9, semble peu \u00e0 peu perdre la raison. Jean Cochon, un ouvrier de 2eme classe t\u00e9moigne: <em>\u00ab\u00a0Il s&rsquo;\u00e9tait ensabl\u00e9 jusqu&rsquo;aux \u00e9paules et avait donn\u00e9 l&rsquo;ordre \u00e0 un de ses soldats de lui \u00f4ter la vie d&rsquo;un coup de fusil\u00a0\u00bb. <\/em>On eut beaucoup de mal \u00e0 lui faire retrouver la raison.<\/p>\n<p>Peu de temps apr\u00e8s, la femme d&rsquo;un des Caporal s&rsquo;\u00e9croule, \u00e9puis\u00e9e. Elle mourra de soif et d&rsquo;\u00e9puisement. La nuit suivante on rencontre des Maures. Le contact est difficile avec ses b\u00e9douins locaux surpris du passage de cette caravane hirsute (on n&rsquo;arrive pas \u00e0 communiquer, certains font les poches des naufrag\u00e9s, on leur fait payer \u00e0 prix d&rsquo;or des gourdes d&rsquo;eau). On leur accorde cependant asile et repos dans un camps de tentes proches du d\u00e9sert. D&rsquo;Anglas dans sa folie s&rsquo;imagine prisonnier (sa peur est ici justifi\u00e9e, les razzias sur les c\u00f4tes Mauritaniennes sont fr\u00e9quentes \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque et servent \u00e0 alimenter le commerce des esclaves) et se plaint d&rsquo;\u00eatre sollicit\u00e9 pour certaines t\u00e2ches. <em>\u00ab\u00a0Sans doute Paulin d&rsquo;Anglas de Praviel v\u00e9cut il comme la plus grande des humiliations le fait de devoir travailler de ses mains, alors que jusqu&rsquo;ici&nbsp; la particule de son nom l&rsquo;avait toujours mis \u00e0 l&rsquo;\u00e9cart des basses besognes\u00a0\u00bb<\/em>. Les Maures vont cependant leur procurer \u00e0 boire et \u00e0 manger, et accepter de les accompagner, moyennant une ran\u00e7on. Apr\u00e8s un douloureux p\u00e9riple de 400 kilom\u00e8tres, et quelques nouvelles pertes&nbsp;<span style=\"letter-spacing: 0px;\">humaines, la<\/span><span style=\"letter-spacing: 0px;\">&nbsp;caravane arrive enfin en vue de St Louis du S\u00e9n\u00e9gal.<\/span><\/p>\n<p>D&rsquo;Anglas de Praviel retourne en France apr\u00e8s un long s\u00e9jour au S\u00e9n\u00e9gal. Il termine sa vie aupr\u00e8s de sa famille \u00e0 Cong\u00e9nies, apr\u00e8s avoir obtenu la g\u00e9rance d&rsquo;un bureau de tabac, un emploi que l&rsquo;on r\u00e9servait \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque aux v\u00e9t\u00e9rans de l&rsquo;arm\u00e9e. Il est enterr\u00e9 au cimeti\u00e8re d&rsquo;Aimargues.<\/p>\t\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-94bac81 elementor-hidden-desktop elementor-hidden-mobile e-flex e-con-boxed e-con e-parent\" data-id=\"94bac81\" data-element_type=\"container\" data-e-type=\"container\" data-settings=\"{&quot;background_background&quot;:&quot;classic&quot;}\">\n\t\t\t\t\t<div class=\"e-con-inner\">\n\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-9ed15bf elementor-hidden-mobile e-flex e-con-boxed e-con e-child\" data-id=\"9ed15bf\" data-element_type=\"container\" data-e-type=\"container\" data-settings=\"{&quot;background_background&quot;:&quot;classic&quot;}\">\n\t\t\t\t\t<div class=\"e-con-inner\">\n\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-1a42255 e-flex e-con-boxed e-con e-child\" data-id=\"1a42255\" data-element_type=\"container\" data-e-type=\"container\" data-settings=\"{&quot;background_background&quot;:&quot;classic&quot;}\">\n\t\t\t\t\t<div class=\"e-con-inner\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-3f9e697 elementor-drop-cap-yes elementor-widget-tablet__width-inherit elementor-drop-cap-view-default elementor-widget elementor-widget-text-editor\" data-id=\"3f9e697\" data-element_type=\"widget\" data-e-type=\"widget\" data-settings=\"{&quot;drop_cap&quot;:&quot;yes&quot;}\" data-widget_type=\"text-editor.default\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-widget-container\">\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t<p>Paulin \u00c9tienne d\u2019Anglas de Praviel \u00e0 20 Ans lorsqu&rsquo;il est embarqu\u00e9 sur la fr\u00e9gate <em>la M\u00e9duse<\/em>, comme lieutenant d&rsquo;infanterie d&rsquo;arm\u00e9e de terre du bataillon d&rsquo;Afrique. Il est originaire d&rsquo;Aimargues, ou il est n\u00e9 le 26 D\u00e9cembre 1796. La tour d&rsquo;Anglas semble li\u00e9e \u00e0 son nom de famille. On retrouve sa trace dans plusieurs relations du naufrage, d&rsquo;abord sur le navire puis lors de son d\u00e9barquement sur les c\u00f4tes Mauritaniennes. Le personnage est d\u00e9crit comme assez particulier, chacun se fera une id\u00e9e. Pensant que son honneur a \u00e9t\u00e9 bafou\u00e9 dans cette histoire, il publie en 1818 sa relation du naufrage <em>(3)<\/em>. Ses d\u00e9tracteurs semblent l&rsquo;accuser d&rsquo;avoir d\u00e9croch\u00e9 l&rsquo;amarre de la chaloupe qui le reliait au radeau, ce qui parait peu probable : d&rsquo;Anglas \u00e9tait en effet dans la chaloupe d&rsquo;Espiaux, qui ne faisait pas partie du train de remorque de celui ci.<\/p><p>Charlotte Dard \u00e9crit \u00e0 propos de lui \u00e0 l&#8217;embarquement des soldats sur le radeau : <em>\u00ab\u00a0Un jeune officier d&rsquo;infanterie, dont le cerveau paraissait fortement affect\u00e9, se mit \u00e0 cheval sur les bastingages de la fr\u00e9gate et l\u00e0, arm\u00e9 de deux pistolets, il mena\u00e7ait de tirer sur quiconque h\u00e9siterait \u00e0 descendre sur le radeau\u00a0\u00bb. <\/em><\/p><p>Par la suite, lorsque d&rsquo;Anglas comprends que le capitaine quitte le navire en abandonnant une soixantaine de personnes sur l&rsquo;\u00e9pave, il est pris d&rsquo;une pulsion de vengeance. Fort \u00e9prouv\u00e9 par le fait de voir Chaumareys descendre dans son canot, le jeune lieutenant d&rsquo;Anglas \u00ab\u00a0craque\u00a0\u00bb, et voici comment un nomm\u00e9 Rabaroust en a t\u00e9moign\u00e9: <em>\u00ab\u00a0Un individu qui se tenait \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de moi prend sa carabine et couche en joue le Capitaine de la fr\u00e9gate. J&rsquo;engage une sorte de lutte avec mon compagnon qui semblait avoir perdu la t\u00eate: d\u00e9sign\u00e9 pour le radeau, il en \u00e9tait remont\u00e9 et courrait de droite et de gauche avec une exaltation inexprimable\u00a0\u00bb. <\/em>L&rsquo;intervention de Rabaroust n&rsquo;a pas permis \u00e0 d&rsquo;Anglas d&rsquo;aller jusqu&rsquo;au bout de sa soudaine pulsion. Son geste insens\u00e9 va en susciter d&rsquo;autres de la part de ces hommes qui enragent comme lui de voir Chaumareys quitter son navire en y laissant tant de monde. D&rsquo;Anglas finit par embarquer sur la chaloupe d&rsquo;Espiaux revenue au secours des malheureux rest\u00e9s sur l&rsquo;\u00e9pave. Il d\u00e9barquera sur les plages de Mauritanie quelques jours plus tard le 6 Juillet, sain et sauf, avec 52 soldats et quelques passagers rescap\u00e9s.\u00a0<\/p><p>Etant le plus haut grad\u00e9 des soldats de terre venant d&rsquo;\u00e9chouer sur la plage, il est tenu de prendre en charge le commandement du groupe. Dans son r\u00e9cit, d&rsquo;Anglas se donne le premier r\u00f4le dans l&rsquo;organisation de la colonne. Mais le soleil lui tape tellement sur le cr\u00e2ne, qu&rsquo;il se borne en v\u00e9rit\u00e9 \u00e0 charger l&rsquo;adjudant Lepetit de s&rsquo;en occuper. Plusieurs t\u00e9moignages concordants affirment que le deuxi\u00e8me jour d&rsquo;Anglas est si affect\u00e9 par le soleil (ce n&rsquo;est pas le seul h\u00e9las) qu&rsquo;on le presse de se dessaisir officiellement du commandement, que l&rsquo;adjudant Lepetit exerce, de fait, depuis la veille. Le 9 et 10 juillet, alors que la caravane marche p\u00e9niblement le long des c\u00f4tes, d&rsquo;Anglas, \u00e9puis\u00e9, semble peu \u00e0 peu perdre la raison. Jean Cochon, un ouvrier de 2eme classe t\u00e9moigne: <em>\u00ab\u00a0Il s&rsquo;\u00e9tait ensabl\u00e9 jusqu&rsquo;aux \u00e9paules et avait donn\u00e9 l&rsquo;ordre \u00e0 un de ses soldats de lui \u00f4ter la vie d&rsquo;un coup de fusil\u00a0\u00bb. <\/em>On eut beaucoup de mal \u00e0 lui faire retrouver la raison.<\/p><p>Peu de temps apr\u00e8s, la femme d&rsquo;un des Caporal s&rsquo;\u00e9croule, \u00e9puis\u00e9e. Elle mourra de soif et d&rsquo;\u00e9puisement. La nuit suivante on rencontre des Maures. Le contact est difficile avec ses b\u00e9douins locaux surpris du passage de cette caravane hirsute (on n&rsquo;arrive pas \u00e0 communiquer, certains font les poches des naufrag\u00e9s, on leur fait payer \u00e0 prix d&rsquo;or des gourdes d&rsquo;eau). On leur accorde cependant asile et repos dans un camps de tentes proches du d\u00e9sert. D&rsquo;Anglas dans sa folie s&rsquo;imagine prisonnier, et se plaint d&rsquo;\u00eatre sollicit\u00e9 pour certaines t\u00e2ches. <em>\u00ab\u00a0Sans doute Paulin d&rsquo;Anglas de Praviel v\u00e9cut il comme la plus grande des humiliations le fait de devoir travailler de ses mains, alors que jusqu&rsquo;ici\u00a0 la particule de son nom l&rsquo;avait toujours mis \u00e0 l&rsquo;\u00e9cart des basses besognes\u00a0\u00bb<\/em>. Les Maures vont cependant d\u00e9sormais leur procurer \u00e0 boire et \u00e0 manger. Apr\u00e8s quelques autres pertes humaines, la caravane arrive enfin \u00e0 St Louis du S\u00e9n\u00e9gal.<\/p><p>D&rsquo;Anglas de Praviel retourne en France apr\u00e8s un long s\u00e9jour au S\u00e9n\u00e9gal. Il termine sa vie aupr\u00e8s de sa famille \u00e0 Cong\u00e9nies, apr\u00e8s avoir obtenu la g\u00e9rance d&rsquo;un bureau de tabac, un emploi que l&rsquo;on r\u00e9servait \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque aux v\u00e9t\u00e9rans de l&rsquo;arm\u00e9e. Il est enterr\u00e9 au cimeti\u00e8re d&rsquo;Aimargues.<\/p>\t\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-52e8976 elementor-hidden-desktop elementor-hidden-mobile e-flex e-con-boxed e-con e-parent\" data-id=\"52e8976\" data-element_type=\"container\" data-e-type=\"container\" data-settings=\"{&quot;background_background&quot;:&quot;classic&quot;}\">\n\t\t\t\t\t<div class=\"e-con-inner\">\n\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-609ba92 e-flex e-con-boxed e-con e-child\" data-id=\"609ba92\" data-element_type=\"container\" data-e-type=\"container\" data-settings=\"{&quot;background_background&quot;:&quot;classic&quot;}\">\n\t\t\t\t\t<div class=\"e-con-inner\">\n\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-8aac624 e-con-full e-flex e-con e-child\" data-id=\"8aac624\" data-element_type=\"container\" 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Gros<\/h2>\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-62ea40e e-flex e-con-boxed e-con e-parent\" data-id=\"62ea40e\" data-element_type=\"container\" data-e-type=\"container\">\n\t\t\t\t\t<div class=\"e-con-inner\">\n\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-19a1585 elementor-hidden-tablet e-flex e-con-boxed e-con e-child\" data-id=\"19a1585\" data-element_type=\"container\" data-e-type=\"container\" data-settings=\"{&quot;background_background&quot;:&quot;classic&quot;}\">\n\t\t\t\t\t<div class=\"e-con-inner\">\n\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-cc14cf6 e-con-full e-flex e-con e-child\" data-id=\"cc14cf6\" data-element_type=\"container\" data-e-type=\"container\" data-settings=\"{&quot;background_background&quot;:&quot;classic&quot;}\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-e359726 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https:\/\/levadon.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/PIERREROLE.jpg 563w\" sizes=\"(max-width: 199px) 100vw, 199px\" \/>\t\t\t\t\t\t\t\t<\/a>\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t<figcaption class=\"widget-image-caption wp-caption-text\">Inscription de Pierre Gros sur le r\u00f4le d'embarquement de la M\u00e9duse<\/figcaption>\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t<\/figure>\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-0aa9864 e-con-full e-flex e-con e-child\" data-id=\"0aa9864\" data-element_type=\"container\" data-e-type=\"container\" data-settings=\"{&quot;background_background&quot;:&quot;classic&quot;}\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-cd5da44 elementor-drop-cap-yes elementor-drop-cap-view-default elementor-widget elementor-widget-text-editor\" data-id=\"cd5da44\" data-element_type=\"widget\" data-e-type=\"widget\" data-settings=\"{&quot;drop_cap&quot;:&quot;yes&quot;}\" data-widget_type=\"text-editor.default\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-widget-container\">\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t<p>Pierre Gros est un jeune Aigues-Mortais qui \u00e9tait pr\u00e9sent sur la M\u00e9duse. Il avait 22 ans et y prend place en qualit\u00e9 de soldat fusilier d&rsquo;infanterie de la 1ere des 2 compagnies du S\u00e9n\u00e9gal embarqu\u00e9e sur la Fr\u00e9gate. Son deuxi\u00e8me pr\u00e9nom \u00e9tait \u00ab\u00a0libre\u00a0\u00bb, et son surnom \u00ab\u00a0Maraud\u00a0\u00bb. il \u00e9tait n\u00e9 le 20 F\u00e9vrier 1794 \u00e0 Aigues-Mortes. Son nom de famille Gros est prononc\u00e9 \u00ab\u00a0Grosse\u00a0\u00bb \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque, et c&rsquo;est avec cette orthographe qu&rsquo;il est inscrit sur le r\u00f4le d&#8217;embarquement du navire Royal. il \u00e9tait probablement p\u00eacheur de m\u00e9tier, tout comme son p\u00e8re. L&rsquo;un de ses fr\u00e8res est un ascendant direct de Fr\u00e9d\u00e9ric Simien. Sur le r\u00f4le d&#8217;embarquement, une information saute aux yeux : l&rsquo;ann\u00e9e de naissance inscrite (1796) ne correspond pas \u00e0 celle de Pierre libre, n\u00e9 en 1794. Quelques informations de g\u00e9n\u00e9alogie et les habitudes de l&rsquo;\u00e9poque vont nous permettre de nous faire une id\u00e9e.<\/p>\n<p>Son p\u00e8re, Pierre Gros, p\u00eacheur \u00e0 Aigues-Mortes, y est n\u00e9 en 1772. A 18 Ans il se marie (sous tutelle, il n&rsquo;est pas encore majeur) le 7 janvier 1790 avec Jeanne Moublat. Il aura 6 enfants de cette premi\u00e8re union (il se marie 3 fois dans sa vie et a trois autres enfants de son deuxi\u00e8me mariage) dont une seule fille qui voit le jour, Jeanne Gros n\u00e9e en 1792. Sur les 5 gar\u00e7ons, 4 ont le m\u00eame pr\u00e9nom, \u00ab\u00a0Pierre\u00a0\u00bb (on remarque aussi que la seule fille porte le pr\u00e9nom de sa m\u00e8re). Il d\u00e9c\u00e8de \u00e0 l&rsquo;\u00e2ge de 52 ans \u00e0 l&rsquo;h\u00f4pital d&rsquo;Aigues-Mortes. De son premier mariage naissent :<\/p>\n<ul>\n<li>Jeanne Gros, n\u00e9e en 1792 &#8211; d\u00e9c\u00e9d\u00e9e le 27 Juin 1876.<\/li>\n<li>Pierre Libre Gros, n\u00e9 le 9 Mars 1794 &#8211; d\u00e9c\u00e9d\u00e9 lors du naufrage de la M\u00e9duse en juillet 1816.<\/li>\n<li>Jacques Pierre Gros n\u00e9 le 8 Aout 1796 &#8211; d\u00e9c\u00e9d\u00e9 \u00e0 l&rsquo;\u00e2ge de 14 mois.<\/li>\n<li>Pierre Gros n\u00e9 le 21 Aout 1797 &#8211; d\u00e9c\u00e9d\u00e9 le 28 Janvier 1842 \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 43 ans, probablement en lien avec l\u2019\u00e9pid\u00e9mie de m\u00e9ningite d&rsquo;Aigues-Mortes. C\u2019est le grand p\u00e8re d\u2019Honor\u00e9 Gros, charron forgeron, l\u2019ascendant masculin direct au troisi\u00e8me degr\u00e9 de Fr\u00e9d\u00e9ric Simien.<\/li>\n<li>Pierre Gros, n\u00e9 le 5 Septembre 1801- d\u00e9c\u00e9d\u00e9 le 27 Juillet 1807 \u00e0 l&rsquo;\u00e2ge de 5 ans.<\/li>\n<li>Pierre Gros, n\u00e9 le 12 Janvier 1804 &#8211; d\u00e9c\u00e9d\u00e9 le 12 Aout 1854, probablement du Chol\u00e9ra qui a fait 191 d\u00e9c\u00e8s entre le 20 juillet et le 31 ao\u00fbt \u00e0 Aigues-Mortes.<\/li>\n<\/ul>\n<p><br><\/p><p>Pierre Libre effectuait son service militaire en 1816. On retrouve son inscription sur les listes de tirage au sort des conscrits de la classe 1814. La d\u00e9cision du conseil d&rsquo;incorporation est prise le 11 Mars 1813. Il n&rsquo;est pas sur place le jour du tirage et le document stipule \u00ab\u00a0repr\u00e9sent\u00e9 par le Maire\u00a0\u00bb. A la rubrique \u00ab\u00a0profession\u00a0\u00bb il est not\u00e9 \u00ab\u00a0inscrit marin\u00a0\u00bb. Pour la date de naissance not\u00e9e sur le r\u00f4le d&#8217;embarquement de la M\u00e9duse, Il est possible que Pierre Libre se soit inscrit en d\u00e9clarant la date de naissance de son jeune fr\u00e8re Jacques mort en bas \u00e2ge, peut \u00eatre pour lui rendre hommage. La chose \u00e9tait courante \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque; la carte d&rsquo;identit\u00e9 n&rsquo;existait pas encore, et nombre de cas similaires sont r\u00e9pertori\u00e9s. Lors d&rsquo;une inscription officielle, on donnait le pr\u00e9nom ou la date de naissance d&rsquo;une autre personne, en g\u00e9n\u00e9ral de la m\u00eame famille.<\/p>\n<p>Aucune pr\u00e9cision sur le d\u00e9c\u00e8s tragique de Pierre ne nous est parvenue. Il est fort probable qu&rsquo;il \u00e9tait sur le terrible radeau, la troupe de soldats ayant embarqu\u00e9e sur celui ci d\u00e8s le d\u00e9but. Il est aussi possible qu&rsquo;il ai refus\u00e9 d&rsquo;y monter, et qu&rsquo;il soit rest\u00e9 sur l&rsquo;\u00e9pave ensabl\u00e9e. Lors de la r\u00e9cup\u00e9ration des trois survivants rest\u00e9s 52 jours sur ce qui restait de la M\u00e9duse, ceux ci indiqu\u00e8rent qu&rsquo;il y avait au d\u00e9but 12 soldats, qui finalement d\u00e9cid\u00e8rent de construire un petit radeau et se lanc\u00e8rent \u00e0 l&rsquo;eau dans l&rsquo;espoir de rejoindre la c\u00f4te. On n&rsquo;eut plus jamais de nouvelles d&rsquo;eux, et l&rsquo;on retrouva plus tard les restes du petit radeau d\u00e9mantel\u00e9, celui ci ayant probablement subi la fureur d&rsquo;une temp\u00eate. La deuxi\u00e8me hypoth\u00e8se est peut \u00eatre moins probable, des t\u00e9moignages montrent que les 17 marins et soldats rest\u00e9s sur l&rsquo;\u00e9pave faisaient partie des personnes qui \u00ab\u00a0avaient refus\u00e9s toute autorit\u00e9 lors du naufrage\u00a0\u00bb: beaucoup \u00e9taient ivres ou en train de piller l&rsquo;\u00e9pave. Conscrit \u00e0 22 ans et faisant son service militaire, Pierre a du probablement suivre ses coll\u00e8gues sur le grand radeau selon les ordres, mais nous ne le saurons jamais. Cinq ans apr\u00e8s le drame, alors que le p\u00e8re de Pierre est encore en vie, la Mairie d&rsquo;Aigues-Mortes re\u00e7oit le courrier officiel suivant, annon\u00e7ant sa disparition en mer :<\/p>\n<p><span style=\"color: #5e5d5d;\"><em>Marine et colonies.<\/em><\/span><br><span style=\"color: #5e5d5d;\"><em>Registre de l&rsquo;\u00e9tat civil d&rsquo;Aigues-Mortes<\/em><\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #5e5d5d;\"><em>De par le Roi, le ministre secr\u00e9taire d&rsquo;\u00e9tat ayant le d\u00e9partement de la marine et des colonies certifie que sur le registre matricule des compagnies d&rsquo;infanterie de ligne du S\u00e9n\u00e9gal sign\u00e9 par le conseil d&rsquo;administration \u00e0 l&rsquo;\u00eele Saint Louis le 10 juillet 1817 et d\u00e9pos\u00e9 au bureau du personnel des colonies :<\/em><\/span><br><span style=\"color: #5e5d5d;\"><em>Pierre Grosse, fils de Pierre Grosse et Jeanne Moutade (erreur d&rsquo;orthographe) ne en 1796 \u00e0 Aigues-Mortes, canton de Nismes et d\u00e9partement du Gard, parti de l&rsquo;\u00eele d&rsquo;Aix le dix sept juin mille huit cent seize pour le S\u00e9n\u00e9gal sur la fr\u00e9gate \u00ab\u00a0La m\u00e9duse\u00a0\u00bb, est inscrit avec l&rsquo;apostille : \u00ab\u00a0mort dans le naufrage\u00a0\u00bb. Certifie en outre que le naufrage de la m\u00e9duse \u00e0 eu lieu le deux juillet mille huit cent seize.<\/em><\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #5e5d5d;\"><em>Paris, le 4 avril 1821<\/em><\/span><br><span style=\"color: #5e5d5d;\"><em>Sign\u00e9 Bortal (ou Portal)<\/em><\/span><br><span style=\"color: #5e5d5d;\"><em>Pour le ministre le directeur de l&rsquo;administration sign\u00e9 Edm\u00e9 Mauduit.<\/em><\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #5e5d5d;\"><em>Le pr\u00e9sent extrait de d\u00e9c\u00e8s transcrit ci dessus conform\u00e9ment \u00e0 l&rsquo;article 98 du code civil par nous premier Adjoint \u00e0 la mairie officier de l&rsquo;\u00e9tat Civil de la ville d&rsquo;Aigues-Mortes, suivant la d\u00e9l\u00e9gation sp\u00e9ciale du maire du 13 Octobre 1818, le 4 ao\u00fbt 1821.<\/em><\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #5e5d5d;\"><em>Antoine Collet, 1er adjoint.<\/em><\/span><br><span style=\"color: #5e5d5d;\"><em>Pierre Stanislas Malbois, maire d&rsquo;Aigues-mortes.<\/em><\/span><\/p>\t\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-2c2e20d elementor-hidden-desktop elementor-hidden-mobile e-flex e-con-boxed e-con e-parent\" data-id=\"2c2e20d\" data-element_type=\"container\" data-e-type=\"container\">\n\t\t\t\t\t<div class=\"e-con-inner\">\n\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-d6c4599 elementor-hidden-mobile e-con-full e-flex e-con e-child\" data-id=\"d6c4599\" data-element_type=\"container\" data-e-type=\"container\" data-settings=\"{&quot;background_background&quot;:&quot;classic&quot;}\">\n\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-16c915d e-con-full e-flex e-con e-child\" data-id=\"16c915d\" data-element_type=\"container\" data-e-type=\"container\" data-settings=\"{&quot;background_background&quot;:&quot;classic&quot;}\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-08d6099 elementor-drop-cap-yes elementor-drop-cap-view-default elementor-widget elementor-widget-text-editor\" data-id=\"08d6099\" data-element_type=\"widget\" data-e-type=\"widget\" data-settings=\"{&quot;drop_cap&quot;:&quot;yes&quot;}\" data-widget_type=\"text-editor.default\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-widget-container\">\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t<p>Pierre Gros est un jeune Aigues-Mortais qui \u00e9tait pr\u00e9sent sur la M\u00e9duse. Il avait 22 ans et y prend place en qualit\u00e9 de soldat fusilier d&rsquo;infanterie de la 1ere des 2 compagnies du S\u00e9n\u00e9gal embarqu\u00e9e sur la Fr\u00e9gate. Son deuxi\u00e8me pr\u00e9nom \u00e9tait \u00ab\u00a0libre\u00a0\u00bb, et son surnom \u00ab\u00a0Maraud\u00a0\u00bb. il \u00e9tait n\u00e9 le 20 F\u00e9vrier 1794 \u00e0 Aigues-Mortes. Son nom de famille Gros est prononc\u00e9 \u00ab\u00a0Grosse\u00a0\u00bb \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque, et c&rsquo;est avec cette orthographe qu&rsquo;il est inscrit sur le r\u00f4le d&#8217;embarquement du navire Royal. il \u00e9tait probablement p\u00eacheur de m\u00e9tier, tout comme son p\u00e8re. L&rsquo;un de ses fr\u00e8res est un ascendant direct de Fr\u00e9d\u00e9ric Simien. Sur le r\u00f4le d&#8217;embarquement, une information saute aux yeux : l&rsquo;ann\u00e9e de naissance inscrite (1796) ne correspond pas \u00e0 celle de Pierre libre, n\u00e9 en 1794. Quelques informations de g\u00e9n\u00e9alogie et les habitudes de l&rsquo;\u00e9poque vont nous permettre de nous faire une id\u00e9e.<\/p><p>Son p\u00e8re, Pierre Gros, p\u00eacheur \u00e0 Aigues-Mortes, y est n\u00e9 en 1772. A 18 Ans il se marie (sous tutelle, il n&rsquo;est pas encore majeur) le 7 janvier 1790 avec Jeanne Moublat. Il aura 6 enfants de cette premi\u00e8re union (il se marie 3 fois dans sa vie et a trois autres enfants de son deuxi\u00e8me mariage) dont une seule fille qui voit le jour, Jeanne Gros n\u00e9e en 1792. Sur les 5 gar\u00e7ons, 4 ont le m\u00eame pr\u00e9nom, \u00ab\u00a0Pierre\u00a0\u00bb (on remarque aussi que la seule fille porte le pr\u00e9nom de sa m\u00e8re). Il d\u00e9c\u00e8de \u00e0 l&rsquo;\u00e2ge de 52 ans \u00e0 l&rsquo;h\u00f4pital d&rsquo;Aigues-Mortes. De son premier mariage naissent :<\/p><ul><li>Jeanne Gros, n\u00e9e en 1792 &#8211; d\u00e9c\u00e9d\u00e9e le 27 Juin 1876.<\/li><li>Pierre Libre Gros, n\u00e9 le 9 Mars 1794 &#8211; d\u00e9c\u00e9d\u00e9 lors du naufrage de la M\u00e9duse en juillet 1816.<\/li><li>Jacques Pierre Gros n\u00e9 le 8 Aout 1796 &#8211; d\u00e9c\u00e9d\u00e9 \u00e0 l&rsquo;\u00e2ge de 14 mois.<\/li><li>Pierre Gros n\u00e9 le 21 Aout 1797 &#8211; d\u00e9c\u00e9d\u00e9 le 28 Janvier 1842 \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 43 ans, probablement en lien avec l\u2019\u00e9pid\u00e9mie de m\u00e9ningite d&rsquo;Aigues-Mortes. C\u2019est le grand p\u00e8re d\u2019Honor\u00e9 Gros, charron forgeron, l\u2019ascendant masculin direct au troisi\u00e8me degr\u00e9 de Fr\u00e9d\u00e9ric Simien.<\/li><li>Pierre Gros, n\u00e9 le 5 Septembre 1801- d\u00e9c\u00e9d\u00e9 le 27 Juillet 1807 \u00e0 l&rsquo;\u00e2ge de 5 ans.<\/li><li>Pierre Gros, n\u00e9 le 12 Janvier 1804 &#8211; d\u00e9c\u00e9d\u00e9 le 12 Aout 1854, probablement du Chol\u00e9ra qui a fait 191 d\u00e9c\u00e8s entre le 20 juillet et le 31 ao\u00fbt \u00e0 Aigues-Mortes.<\/li><\/ul><p>\u00a0<\/p><p>Pierre Libre effectuait son service militaire en 1816. On retrouve son inscription sur les listes de tirage au sort des conscrits de la classe 1814. La d\u00e9cision du conseil d&rsquo;incorporation est prise le 11 Mars 1813. Il n&rsquo;est pas sur place le jour du tirage et le document stipule \u00ab\u00a0repr\u00e9sent\u00e9 par le Maire\u00a0\u00bb. A la rubrique \u00ab\u00a0profession\u00a0\u00bb il est not\u00e9 \u00ab\u00a0inscrit marin\u00a0\u00bb. Pour la date de naissance not\u00e9e sur le r\u00f4le d&#8217;embarquement de la M\u00e9duse, Il est possible que Pierre Libre se soit inscrit en d\u00e9clarant la date de naissance de son jeune fr\u00e8re Jacques mort en bas \u00e2ge, peut \u00eatre pour lui rendre hommage. La chose \u00e9tait courante \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque; la carte d&rsquo;identit\u00e9 n&rsquo;existait pas encore, et nombre de cas similaires sont r\u00e9pertori\u00e9s. Lors d&rsquo;une inscription officielle, on donnait le pr\u00e9nom ou la date de naissance d&rsquo;une autre personne, en g\u00e9n\u00e9ral de la m\u00eame famille.<\/p><p>Aucune pr\u00e9cision sur le d\u00e9c\u00e8s tragique de Pierre ne nous est parvenue. Il est fort probable qu&rsquo;il \u00e9tait sur le terrible radeau, la troupe de soldats ayant embarqu\u00e9e sur celui ci d\u00e8s le d\u00e9but. Il est aussi possible qu&rsquo;il ai refus\u00e9 d&rsquo;y monter, et qu&rsquo;il soit rest\u00e9 sur l&rsquo;\u00e9pave ensabl\u00e9e. Lors de la r\u00e9cup\u00e9ration des trois survivants rest\u00e9s 52 jours sur ce qui restait de la M\u00e9duse, ceux ci indiqu\u00e8rent qu&rsquo;il y avait au d\u00e9but 12 soldats, qui finalement d\u00e9cid\u00e8rent de construire un petit radeau et se lanc\u00e8rent \u00e0 l&rsquo;eau dans l&rsquo;espoir de rejoindre la c\u00f4te. On n&rsquo;eut plus jamais de nouvelles d&rsquo;eux, et l&rsquo;on retrouva plus tard les restes du petit radeau d\u00e9mantel\u00e9, celui ci ayant probablement subi la fureur d&rsquo;une temp\u00eate. La deuxi\u00e8me hypoth\u00e8se est peut \u00eatre moins probable, des t\u00e9moignages montrent que les 17 marins et soldats rest\u00e9s sur l&rsquo;\u00e9pave faisaient partie des personnes qui \u00ab\u00a0avaient refus\u00e9s toute autorit\u00e9 lors du naufrage\u00a0\u00bb: beaucoup \u00e9taient ivres ou en train de piller l&rsquo;\u00e9pave. Conscrit \u00e0 22 ans et faisant son service militaire, Pierre a du probablement suivre ses coll\u00e8gues sur le grand radeau selon les ordres, mais nous ne le saurons jamais. Cinq ans apr\u00e8s le drame, alors que le p\u00e8re de Pierre est encore en vie, la Mairie d&rsquo;Aigues-Mortes re\u00e7oit le courrier officiel suivant, annon\u00e7ant sa disparition en mer :<\/p><p><span style=\"color: #5e5d5d;\"><em>Marine et colonies.<\/em><\/span><br \/><span style=\"color: #5e5d5d;\"><em>Registre de l&rsquo;\u00e9tat civil d&rsquo;Aigues-Mortes<\/em><\/span><\/p><p><span style=\"color: #5e5d5d;\"><em>De par le Roi, le ministre secr\u00e9taire d&rsquo;\u00e9tat ayant le d\u00e9partement de la marine et des colonies certifie que sur le registre matricule des compagnies d&rsquo;infanterie de ligne du S\u00e9n\u00e9gal sign\u00e9 par le conseil d&rsquo;administration \u00e0 l&rsquo;\u00eele Saint Louis le 10 juillet 1817 et d\u00e9pos\u00e9 au bureau du personnel des colonies :<\/em><\/span><br \/><span style=\"color: #5e5d5d;\"><em>Pierre Grosse, fils de Pierre Grosse et Jeanne Moutade (erreur d&rsquo;orthographe) ne en 1796 \u00e0 Aigues-Mortes, canton de Nismes et d\u00e9partement du Gard, parti de l&rsquo;\u00eele d&rsquo;Aix le dix sept juin mille huit cent seize pour le S\u00e9n\u00e9gal sur la fr\u00e9gate \u00ab\u00a0La m\u00e9duse\u00a0\u00bb, est inscrit avec l&rsquo;apostille : \u00ab\u00a0mort dans le naufrage\u00a0\u00bb. Certifie en outre que le naufrage de la m\u00e9duse \u00e0 eu lieu le deux juillet mille huit cent seize.<\/em><\/span><\/p><p><span style=\"color: #5e5d5d;\"><em>Paris, le 4 avril 1821<\/em><\/span><br \/><span style=\"color: #5e5d5d;\"><em>Sign\u00e9 Bortal (ou Portal)<\/em><\/span><br \/><span style=\"color: #5e5d5d;\"><em>Pour le ministre le directeur de l&rsquo;administration sign\u00e9 Edm\u00e9 Mauduit.<\/em><\/span><\/p><p><span style=\"color: #5e5d5d;\"><em>Le pr\u00e9sent extrait de d\u00e9c\u00e8s transcrit ci dessus conform\u00e9ment \u00e0 l&rsquo;article 98 du code civil par nous premier Adjoint \u00e0 la mairie officier de l&rsquo;\u00e9tat Civil de la ville d&rsquo;Aigues-Mortes, suivant la d\u00e9l\u00e9gation sp\u00e9ciale du maire du 13 Octobre 1818, le 4 ao\u00fbt 1821.<\/em><\/span><\/p><p><span style=\"color: #5e5d5d;\"><em>Antoine Collet, 1er adjoint.<\/em><\/span><br \/><span style=\"color: #5e5d5d;\"><em>Pierre Stanislas Malbois, maire d&rsquo;Aigues-mortes.<\/em><\/span><\/p>\t\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-5e20e68 elementor-hidden-desktop elementor-hidden-mobile e-flex e-con-boxed e-con e-parent\" data-id=\"5e20e68\" data-element_type=\"container\" data-e-type=\"container\" data-settings=\"{&quot;background_background&quot;:&quot;classic&quot;}\">\n\t\t\t\t\t<div class=\"e-con-inner\">\n\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-2ddedf7 e-flex e-con-boxed e-con e-child\" data-id=\"2ddedf7\" data-element_type=\"container\" data-e-type=\"container\" data-settings=\"{&quot;background_background&quot;:&quot;classic&quot;}\">\n\t\t\t\t\t<div class=\"e-con-inner\">\n\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-ff14c31 e-con-full e-flex e-con e-child\" data-id=\"ff14c31\" data-element_type=\"container\" data-e-type=\"container\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-element 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data-e-action-hash=\"#elementor-action%3Aaction%3Dlightbox%26settings%3DeyJpZCI6MTk4MzksInVybCI6Imh0dHBzOlwvXC9sZXZhZG9uLmZyXC93cC1jb250ZW50XC91cGxvYWRzXC8yMDI0XC8wOFwvUElFUlJFUk9MRS5qcGciLCJzbGlkZXNob3ciOiI5MWNiNDI4In0%3D\" href=\"https:\/\/levadon.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/PIERREROLE.jpg\"><figure class=\"swiper-slide-inner\"><img decoding=\"async\" class=\"swiper-slide-image\" src=\"https:\/\/levadon.fr\/wp-content\/uploads\/2024\/08\/PIERREROLE-199x300.jpg\" alt=\"PIERREROLE\" \/><\/figure><\/a><\/div>\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-89f9370 elementor-hidden-desktop elementor-hidden-mobile e-flex e-con-boxed e-con e-parent\" data-id=\"89f9370\" data-element_type=\"container\" data-e-type=\"container\">\n\t\t\t\t\t<div class=\"e-con-inner\">\n\t\t<div class=\"elementor-element 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Lasserre<\/h2>\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-ff05703 e-flex e-con-boxed e-con e-parent\" data-id=\"ff05703\" data-element_type=\"container\" data-e-type=\"container\" data-settings=\"{&quot;background_background&quot;:&quot;classic&quot;}\">\n\t\t\t\t\t<div class=\"e-con-inner\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-3cbe8ad elementor-drop-cap-yes elementor-drop-cap-view-default elementor-widget elementor-widget-text-editor\" data-id=\"3cbe8ad\" data-element_type=\"widget\" data-e-type=\"widget\" data-settings=\"{&quot;drop_cap&quot;:&quot;yes&quot;}\" data-widget_type=\"text-editor.default\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-widget-container\">\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t<p>En furetant dans les archives locales j&rsquo;ai d\u00e9couvert un document qui laisse r\u00eaveur quand on \u00e9voque l&rsquo;horreur du c\u00e9l\u00e8bre tableau de Gericault \u00ab\u00a0le radeau de la M\u00e9duse\u00a0\u00bb. C&rsquo;est qu&rsquo;un jeune soldat Aigues-Mortais que le hasard du service militaire avait envoy\u00e9 au S\u00e9n\u00e9gal embarqu\u00e9 sur la M\u00e9duse fit naufrage et p\u00e9rit sur le tragique radeau. Des souvenirs lointains affluent \u00e0 ma m\u00e9moire. En 1942 j&rsquo;avais, en me rendant \u00e0 Dakar, sur le cargo mixte \u00ab\u00a0la Jama\u00efque\u00a0\u00bb, long\u00e9 les cotes d\u00e9sertiques de la Mauritanie, certies de dunes aveuglantes sur des centaines de kilom\u00e8tres, o\u00f9 seul le poste du capitaine Juby rompit la m\u00e9lancolique [illisible]. Or l&rsquo;officier de quart m&rsquo;expliquait qu&rsquo;\u00e0 cet endroit exact avait eu lieu le c\u00e9l\u00e8bre naufrage. Ce jour l\u00e0 le ciel \u00e9tait immuablement bleu, la mer d&rsquo;un calme \u00e9tincelant et la chaleur \u00e9touffante, sans me douter qu&rsquo;un compatriote avait sombr\u00e9 dans cet abime un jour de temp\u00eate, dans d&rsquo;horribles conditions. Une st\u00e8le dans le cimeti\u00e8re ne devrait elle pas comm\u00e9morer ce tragique \u00e9v\u00e9nement ?<\/p><p>\u00ab\u00a0\u00c0 la m\u00e9moire de Pierre Grosse, mort sur le radeau de la M\u00e9duse.\u00a0\u00bb<\/p><p>Raymond Lasserre<\/p>\t\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-34dd98f e-flex e-con-boxed e-con e-parent\" data-id=\"34dd98f\" data-element_type=\"container\" data-e-type=\"container\">\n\t\t\t\t\t<div class=\"e-con-inner\">\n\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-c87ed09 e-con-full e-flex e-con e-child\" data-id=\"c87ed09\" data-element_type=\"container\" data-e-type=\"container\">\n\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-edd0407 e-flex e-con-boxed e-con e-child\" data-id=\"edd0407\" data-element_type=\"container\" data-e-type=\"container\">\n\t\t\t\t\t<div class=\"e-con-inner\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-2a56e61 elementor-widget elementor-widget-text-editor\" data-id=\"2a56e61\" data-element_type=\"widget\" data-e-type=\"widget\" data-widget_type=\"text-editor.default\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-widget-container\">\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t<p>Sources<\/p><ul><li><em><em>(1) <\/em><\/em>Lauze de Peret (J.) &#8211; Causes et pr\u00e9cis des troubles, des crimes, des d\u00e9sordres dans le d\u00e9partement du Gard et dans d&rsquo;autres du midi de la France, en 1815 et 1816. A Paris, De l&rsquo;Imprimerie de J.-B. Poulet, 1819<\/li><li>(2) Charlotte Dard &#8211; La Chaumi\u00e8re Africaine. Edition L&rsquo;harmattan 2005<\/li><li>Naufrage de la fr\u00e9gate la Meduse faisant partie de l&rsquo;exp\u00e9dition du S\u00e9n\u00e9gal en 1816. J. B Savigny et A. Corr\u00e9ard. Tous deux rescap\u00e9s du radeau. \u00c9ditions r\u00e9sonances 1979<\/li><li>Michel Hanniet &#8211; Le naufrage de la Meduse 1816-2016. \u00c9ditions l&rsquo;ancre de marine 2016<\/li><li>Fr\u00e9d\u00e9ric Simien<\/li><li>Denis Escudier-L&rsquo;affreuse v\u00e9rit\u00e9 de M. Savigny. \u00c9ditions Bordessoules 1991<\/li><li>Sander Rang-Naufrage de la Meduse. \u00c9ditions E. P. I Paris 1946<\/li><li>Philippe Masson-documents d&rsquo;histoire-L&rsquo;Affaire de la M\u00e9duse. Tallandier 2000<\/li><li><em>(3)<\/em> Paulin d&rsquo;Anglas de Praviel-Sc\u00e8nes d&rsquo;un naufrage, ou La M\u00e9duse : nouvelle et derni\u00e8re relation du naufrage de la M\u00e9duse &#8211; <a href=\"https:\/\/gallica.bnf.fr\/accueil\/fr\/content\/accueil-fr?mode=desktop\"><span style=\"text-decoration: underline;\">gallica.bnf.fr<\/span> <\/a>\/ Biblioth\u00e8que nationale de France<\/li><li><span style=\"text-decoration: underline;\"><a href=\"https:\/\/www.radiofrance.fr\/franceinter\/podcasts\/des-vies-francaises\/des-vies-francaises-du-samedi-06-juillet-2024-7307080\">article de radio France sur la descendante de Griffon du Bellay\u00a0<\/a><\/span><\/li><\/ul>\t\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-2f0ba375 e-flex e-con-boxed e-con e-parent\" data-id=\"2f0ba375\" data-element_type=\"container\" data-e-type=\"container\" data-settings=\"{&quot;background_background&quot;:&quot;classic&quot;}\">\n\t\t\t\t\t<div class=\"e-con-inner\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-29616215 elementor-align-center elementor-widget elementor-widget-button\" data-id=\"29616215\" data-element_type=\"widget\" data-e-type=\"widget\" data-widget_type=\"button.default\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-widget-container\">\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-button-wrapper\">\n\t\t\t\t\t<a class=\"elementor-button elementor-button-link elementor-size-sm\" href=\"#\">\n\t\t\t\t\t\t<span class=\"elementor-button-content-wrapper\">\n\t\t\t\t\t\t<span class=\"elementor-button-icon\">\n\t\t\t\t<svg aria-hidden=\"true\" class=\"e-font-icon-svg e-far-caret-square-up\" viewBox=\"0 0 448 512\" xmlns=\"http:\/\/www.w3.org\/2000\/svg\"><path d=\"M322.9 304H125.1c-10.7 0-16.1-13-8.5-20.5l98.9-98.3c4.7-4.7 12.2-4.7 16.9 0l98.9 98.3c7.7 7.5 2.3 20.5-8.4 20.5zM448 80v352c0 26.5-21.5 48-48 48H48c-26.5 0-48-21.5-48-48V80c0-26.5 21.5-48 48-48h352c26.5 0 48 21.5 48 48zm-48 346V86c0-3.3-2.7-6-6-6H54c-3.3 0-6 2.7-6 6v340c0 3.3 2.7 6 6 6h340c3.3 0 6-2.7 6-6z\"><\/path><\/svg>\t\t\t<\/span>\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t<span class=\"elementor-button-text\">Haut de page<\/span>\n\t\t\t\t\t<\/span>\n\t\t\t\t\t<\/a>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>sur la M\u00e9duse Paulin \u00c9tienne d\u2019Anglas de Praviel et Pierre Gros En 1815, apr\u00e8s les 100 jours et la chute de Napol\u00e9on Bonaparte \u00e0 Waterloo suivie de son exil d\u00e9finitif sur l&rsquo;\u00eele de Sainte-H\u00e9l\u00e8ne, Louis XVIII remonte sur le tr\u00f4ne de la monarchie constitutionnelle. 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